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Pourquoi les médias de service public sont-ils essentiels ?

Quels sont les éléments constitutifs des médias de service public, et en quoi sont-ils essentiels pour la Suisse ? Voici quelques éléments de réponse.

L’apport des médias de service public

La contribution à la cohésion nationale

Lutteurs terminant une passe.En couvrant l’actualité régionale et nationale, en captant les grandes manifestations, en suivant les sportifs suisses, les médias de service public favorisent un sentiment d’appartenance dans notre pays fait de diversité culturelle et linguistique. La Suisse a besoin de liens pour bien « vivre ensemble ». Les médias de service public contribuent à la cohésion nationale en permettant à chaque région linguistique de profiter d’une offre de programme de qualité dans sa langue.

un rôle crucial pour la citoyenneté

Une démocratie qui fonctionne est une démocratie où les citoyens sont informés. A cet égard, les émissions des médias de service public ont un rôle important à jouer, dans la mesure où ils traitent des actualités suisse et internationale sous un angle helvétique. Les médias de service public ont pour mission d’informer les gens des enjeux liés aux scrutins fédéraux et de les aider à se forger une opinion.

LE SOUTIEN DE la culture et DE l’éducation

Concert-Couleur-3-Lausanne-500Les médias de service public investissent massivement dans le domaine de la culture (films, musique, festivals…). Des domaines qui ne pourraient en aucun cas être refinancés par le marché. Les médias de service public coopèrent étroitement avec le monde de l’éducation, des universités, des hautes écoles et alimentent les programmes éducatifs. Des plateformes telles que RTS Découverte ou Avis d’Experts, par exemple, permettent de prolonger ce lien avec les milieux éducatifs.

La garantie d’une indépendance journalistique

Emission-Actu-AccueilUn journalisme exigeant, équilibré, indépendant est indispensable au pays de la démocratie directe. La SSR est une association privée, ce qui lui permet d’être indépendante de tout intérêt politique ou économique.

Une programmation pour tous

Webserie-RTS-500Les programmes des médias de service public ne choisissent pas leur public, c’est le public qui les choisit. Les médias de service public développent une stratégie de l’offre pour remplir leur mandat de prestation, contrairement aux privés qui suivent une stratégie de la demande pour satisfaire le marché. La SSR peut ainsi proposer des contenus variés et destinés à tous les publics et tous les goûts, sans tenir compte uniquement de critères d’audience.

Ils incarnent les médias de service public

Pour parler de médias de service public, qui d’autre que ceux qui le vivent au quotidien ? Nous avons demandé à des collaborateurs de la RTS de nous décrire leur lien avec le service public.

Patrick Fischer, producteur TTC

Patrick-FischerPercevez-vous une mission derrière votre fonction ? Je vois le service public comme un ciment social. Par exemple, l’autre jour, une caissière m’interpelle en me disant : « J’ai bien aimé l’émission d’hier, j’y ai appris des choses ». La même journée, je croise un professeur d’université qui me fait la même remarque. Que chacun y trouve son compte me séduit. Je suis attaché à une télévision fédératrice, rassembleuse, comme peut l’être parfois un match de foot. A l’heure où chacun fait son programme en solitaire sur les réseaux sociaux, j’aime l’idée que la même info soit partagée par le plus grand nombre et qu’elle anime les discussions du lendemain au café.

Arabella Droz, chargée de projet

ADQue veut dire pour vous le mot public ? A la RTS, on tire tous à la même corde. Même si je n’y travaille pas directement, tous mes efforts vont vers les programmes diffusés, et la notion du bien public est aussi présente pour moi que pour un journaliste à l’antenne, par exemple. Par rapport à mon métier, j’apprécie particulièrement que la question soit : comment faire pour toucher le public ? Plutôt que comment faire pour gagner plus d’argent.

Véronique Krahenbuhl, rédactrice autopromotion

VKComment s’exprime pour vous la diversité dans cette entreprise ? Le service public, c’est l’élégance de la démocratie, comme dit un directeur de théâtre. Pour ma part, je travaille dans le domaine de la promotion, ce qui me permet d’accéder à tous les contenus de la tv, de la radio et du multimédia. Grâce à cette vue d’ensemble, j’ai été frappée dès mon arrivée, il y a quatre ans, par la richesse des programmes de la RTS. Elle illustre les valeurs du fédéralisme helvétique et respecte la diversité culturelle, géographique, politique et économique de la Suisse.

Romain Trocherie, Scrum Master

RomainDe quelle manière est-ce différent d’exercer votre métier à la RTS ? La RTS doit plaire à tous les publics, et cette cible large complexifie le travail des équipes de développement digital. J’accompagne notamment les équipes en charge de la création du site et des applications Sports ainsi que des pages émissions tv et radio. L’objectif : aboutir à des produits qui plaisent au plus grand nombre tout en restant pointus, sacré challenge ! « Etre curieux, oser remettre en question et partager », telle est ma devise.

Éclairage sur les médias de service public

Patrick Badillo est professeur à l’Université de Genève et directeur de l’Institut Medi@LAB-Genève. Il a réalisé plusieurs études sur le domaine des médias et nous livre ses conclusions sur l’importance des médias de service public et les conséquences pour la Suisse s’ils étaient amenés à disparaître.

Découvrez plus d’éléments sur le service public dans le dossier complet réalisé par RTS Découverte.